Comprendre

La paralysie pour les nuls

Non ce n’est ni une insulte ni une maladie contagieuse !

Elle peut être dans certains cas le résultat d’une maladie (ex: sclérose en plaque..) mais lumière sera faite sur les paralysies dues à des accidents sur la colonne vertébrale.

La fautive : ‘la moelle épinière’ ! Camouflée au milieu de la colonne, elle est le lien entre le cerveau et les nerfs, qui commandent les muscles et retransmettent l’information de sensibilité ( le toucher, la douleur, le chaud le froid..)

Un accident violent sur la colonne qui va toucher la moelle épinière empêche donc la circulation des infos et entraîne instantanément la paralysie.

La colonne est globalement divisée en 3 parties : les cervicales, les dorsales et les lombaires

une lésion sur les lombaires ou dorsales, avec une atteinte sur la moelle, va entraîner une paraplégie. Plus ou moins handicapante selon la vertèbre touchée. Cependant les troubles associés expliqués ci-dessous font très souvent partie du quotidien de toutes les personnes où la moelle épinière est affectée.

 

c’est en touchant les vertèbres cervicales que l’on est considéré en Tétraplégie, la lésion entraînant également une paralysie sur le haut du tronc et les membres supérieur

 

Tetraplegie

Lésion complète de niveau de la 5ème cervicale. Partie colorée représentant les facultés motrices et de sensibilité résiduelles de Mathieu Debrou après l’accident

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(ex: cervicales C7,C8 touchées, les bras bougent mais plus les doigts majeur, annulaire.. et C3,C4 touchées, seule la tète bouge encore librement, cf film Intouchables)

Une paralysie peut être complète ou incomplète :

  • Complète : absence totale de sensibilité et de motricité en dessous de la lésion.
  • Incomplète : persistance d’une sensibilité ou d’une motricité volontaire en dessous de la lésion

 

Les troubles associés

La paralysie à elle seule ne représente que la partie visible de l’iceberg et s’assortie d’un bon nombre  de symptômes et problèmes liés, qu’il faut arriver à gérer au quotidien..

  • La perte de sensibilité fait que l’on ne ressent plus température ni toucher, risques de brûlures et blessures  très importants, on perd tout ressenti lorsque l’on touche une chose ou une personne mais la peau  elle, devient plus fragile.
  • Le risque d’escarre fait alors son apparition, l’escarre étant une destruction localisée de la peau provoquée par un appui prolongé = nécrose des tissus, grosse plaie, ça pue et c’est très long à cicatriser. Changements de position réguliers très importants pour limiter les points d’appuis sur le corps.
  • Le contrôle de la température corporelle, passe aussi  par la moelle, ce qui fait qu’un para ou un tétra peut être très sensible à l’hypo ou l’hyperthermie car il ne peut les combattre de manière autonome. Absence de mobilité aidant, le froid devient l’ennemi public N°1 !
  • Les contractures : spasmes musculaires, genre de crampes éclair successives et douloureuses des muscles paralysés, peuvent être très fréquentes chez certains. A l’inverse, d’autres personnes ont elles une absence totale de contractures, ils ont les membres flasques et très souvent une fonte musculaire significative. Même en l’absence de sensibilité, les « douleurs neurologiques », sensations de brûlures & fourmillements intenses, sont là pour nous rappeler que le système nerveux est bien défaillant.
  • Et le meilleur pour la fin, le ‘Dedans’ ! Il n’y a plus de contrôle des organes internes bas, le mouvement naturel du transit s’arrête, la vessie est incontinente et le réflexe éjaculatoire est très  perturbé. Des solutions : des laxatifs en tout genre, des sondages urinaires  plusieurs fois par jour pour vider la vessie, bien manger, faire de la kiné et du sport, et accepter les ‘accidents’…